"A MIDI POMMES BLEUES" ou
le codage de Pierre PLANTARD
larcderoseline.info


"BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLEF 
PAX DCLXXXI PAR LA CROIX ET CE CHEVAL DE DIEU 
J’ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN A MIDI POMMES BLEUES"

En fait tout part, pour ce qui concerne le public, du livre de Gérard de Sède (1921-2004) "L'or de Rennes" puisque nous allons constater que tous les éléments permettant de comprendre cette  "phrase éminemment énigmatique" sont regroupés dans cet ouvrage... Du moins tous les éléments de départ !
Je serai plus prolixe sur ce sujet ultérieurement, pour l'instant contentons nous de voir où cette "phrase éminemment énigmatique" nous conduit ! 

De nombreux chercheurs se sont penchés sur ce message, son histoire et ses significations.
Je vous renvoie à deux autres articles en fin de cet article * :

Chaque 17 janvier, Rennes-le-Château est le théâtre d'un rendez-vous des chercheurs. 
Cliquez ici pour avoir une idée du "phénomène lumineux" des  pommes bleues qui a lieu tous les ans, justement aux environs du 17 janvier au sein de l'église du village de RLC.

Venons en au sujet de cet article.
Au sein du Forum de la Gazette de Rennes-le-Château, un dénommé Hercule a dévoilé en commentaire, une information que j'ai trouvée absolument formidable. (D'autres ont également donné leurs avis et ce n'est pas inintéressant !) :

" Sur le Mont Cardou il y a deux cèdres produisant des pommes (de pins ou plus exactement de cèdres) bleues. "



A l'époque de la prise de vue de cette photo (Août 2017), il n'y a plus de "pommes de pins" de cèdres à ramasser mais sur cette page vous pouvez voir ce à quoi pourraient ressembler ces "pommes bleues"

Nous avons assez répété au sein de notre livre "L'arc de Roseline" que tout dans cette affaire, est une question de méridiens.
Tout naturellement j'ai donc relevé la longitude des deux cèdres du Mont Cardou et là... SURPRISE !

La cascade, ce point de chute ( !!! ) révélé par le Tarot, et les deux cèdres sont situés sur la même longitude = 2° 19' 36,2" (à un dixième de seconde de précision).

"Au sud exactement, des pommes bleues" peut effectivement se coder en "à midi pommes bleues". Ce n'est pas inconcevable !

Pour rappel aux jeunes générations : lorsque j'étais jeune, mes parents parlaient de "descendre dans le midi" lorsqu'il s'agissait de descendre dans le sud de la France. L'appellation "Midi-Pyrénées" témoigne de cette façon de parler d'alors !
Par ailleurs un méridien, faisant le tour de la terre et passant par les deux pôles, coupe la terre en deux moitiés égales, or la langue française garde en mémoire cette notion lorsque nous disons qu'il est midi pour signifier que nous sommes au milieu du temps d'une journée.
"A midi" signifie donc bien ici : "Au sud exactement".
Vous pouvez également consulter cet article de Wikipedia à ce sujet.

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Du coup on pourrait lire la totalité du message comme suit :
(Remarquez au passage qu'il contient trente mots et que nous pouvons le décomposer en trois fois dix mots)


"BERGERE PAS DE TENTATIONS QUE 
 POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLEF"

Voilà qui fait allusion aux trois tableaux exposés au Louvre, dont l'abbé Saunière aurait ramené une copie. 
- "Les bergers d'Arcadie" (seconde version) peints par Nicolas Poussin. 
- Une "tentation de saint Antoine", peint par Teniers.
- "Le sacre de Célestin V", peint par un anonyme représentant le pape intronisé tenant une énorme clef.
Ces trois images peuvent effectivement permettre de mieux comprendre l'énigme. Là encore nous vous devrez vous reporter au livre "L'arc de Roseline".

Pour ce qui nous concerne ici, je pense que ces dix premiers mots caractérisent un personnage : L'abbé Saunière et évoque l'idée d'un voyage.
Si nous partons de l'hypothèse induite par ma constatation initiale que la phrase code un chemin topographique à suivre pour arriver à la cascade, alors nous tenons le lieu de départ du chemin à suivre : L'église de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château.
En effet, je pose la question : Quel lieu peut le mieux caractériser un curé, sinon son église ?


"PAX DCLXXXI PAR LA CROIX 
 ET CE CHEVAL DE DIEU"

- PAX doit se lire ARC car les trois lettres PAX doivent être lues comme des lettres grecques tout comme sur la dalle "ET IN ARCADIA EGO" (avec celle du milieu en haut, qu'il faut donc lire en premier).
Etant donnée l'allusion directe à cette pierre gravée,  nous devons tenir compte du fait qu'un arc de méridien y est dessiné en plein centre de l'image, en dessous des deux lettres P-S. (Pour Praepositus de Serris, ancien nom du village de Serres).
Ainsi l'ARC de méridien dont il est question est celui passant par l'église de Serres (que nous avions déjà repéré dans notre livre "L'Arc de Roseline".)
( Depuis l'an 2000, ce méridien est repéré par une borne censée représenter le Méridien de Paris, qui passe pourtant à près d'un kilomètre à l'est de Serres. Renseignement pris, cette borne aurait été posée "pour les touristes".  Ah le hasard, quand même ! )

La dalle "ET IN ARCADIA EGO"

- DCLXXXI est un nombre écrit en chiffres romains et se lit 681, nul mystère pour ça !

- Or, il se trouve que la croix du calvaire placée devant l'église de Rennes-le-Château est distante de 681 décamètres du Point X de notre étude (Cf. "L'Arc de Roseline"), ayant comme caractéristique (entre autres) de se situer sur le méridien de Serres (le méridien précisément figuré sur cette même illustration)
Les 681 décamètres (6,81 kilomètres) ont été mesurés  au moyen de Google Earth.
Ce Point X a donc comme double particularité d'être situé sur la méridienne passant par Serres ET d'être distante de 681 décamètres de la croix du Calvaire du jardin de l'abbé Saunière !

- Le décamètre est aussi l'unité de mesure des distances que nous avons retenue pour résoudre l'énigme dans notre livre et sans laquelle aucune compréhension ne serait possible.

   


 La Croix du Calvaire du jardin de l'abbé Saunière, devant l'entrée de l'église de RLC.  La "Dalle des chevaliers" exposée dans l'ancien presbytère de l'abbé Saunière, transformé en musée.



- Au pied de cette croix, l'abbé Saunière avait placé la fameuse "Dalle des chevaliers" représentant un cheval monté par deux personnes que certains ont pensé être des chevaliers Templiers, au motif que ces moines-soldats utilisaient, par esprit de pauvreté, une monture pour deux. 
La signification réelle de cette image gravée dans la pierre (ou de ce qu'il en reste car elle a été très abîmée) pourrait être en réalité fort différente, mais peu nous importe ici. 
L'expression "LA CROIX ET CE CHEVAL DE DIEU" pourrait trouver là sa pleine et entière signification.

(J'avoue que l'expression "cheval de Dieu" m'a déconcerté un temps, mais :
 - Primo, je ne connais pas d'autre cheval dans cette histoire que celui figurant sur cette dalle.
 - Secundo, cette dalle a été posée sur le socle de cette croix.
Voilà qui a fini de me convaincre de la signification de cette expression.)

"J’ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN 
A MIDI POMMES BLEUES"

DAEMON est l'anagramme de "NOMADE"...  (presque le même mot à l'envers) et ne signifie pas DÉMON puisqu'il y a un A
Notez : PAX et DAEMON sont les deux seuls mots à ne pas devoir être lus comme ils se présentent au premier abord. Remarquons que tout comme pour le mot PAX signifiant ARC, les trois premières lettres de DAEMON ne doivent pas être lues dans l'ordre dans lequel elles se présentent (même à l'envers)... le A devant être lu avant les deux autres lettres, dans les deux cas !

Un ancien poste templier placé entre le point X et la cache (la cascade), aujourd'hui en ruines, n'abrite effectivement plus aucun GARDIEN depuis fort longtemps !

"J'ACHEVE" signifie ici que l'on termine le voyage en passant par ces ruines...
... Jusqu'à couper (à angle droit ) la ligne méridienne en provenance des deux cèdres aux fruits bleus plantés au Mont Cardou. A l'intersection de ces deux lignes, se trouve la cache tant codée et tant cherchée, à savoir la cascade ou, plus exactement, la grotte aujourd'hui comblée de gravas placée juste en avant de cette cascade.

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Pour être tout à fait précis disons que ces deux cèdres sont distants d'une vingtaine de mètres entre eux. L'un est situé sur la même méridienne exactement que la cascade et l'autre se situe à 555 décamètres (5,55 km) de la cascade. Il est possible que le terrain n'ait pas permis de planter un arbre à la bonne distance sur la bonne méridienne, le terrain étant fort accidenté à cet endroit (J'avoue n'avoir pas pensé à y aller de façon précise lors de ma visite au Cardou. et je n'aurai pas l'occasion d'y retourner avant un... certain temps !)

Notez qu'à chaque étape l'auteur de ce qui apparaît comme un véritable codage à part entière, nous donne deux indications à chaque étape du parcours, de façon à ce que nous puissions déterminer le seul point possible, à la condition de croiser ces deux informations !

Au départ :
- L'auteur de la phrase nous donne les dix premiers mots évoquent les tableaux que l'abbé Saunière est supposé avoir ramené du musée du Louvre lors de sa visite à Paris après la supposée découverte de manuscrits dans un pilier lorsqu'il a entamé les travaux de rénovation de son église. 


Première étape :
- L'auteur de la phrase nous donne la distance au deuxième point (notre Point X) de la croix du calvaire de devant l'église de Rennes-le-Château et la notification d'un arc de méridien (déjà repéré par les Templiers et les Hospitaliers) reliant l'église de Serres (et passant désormais par la borne de Serres) à ce même deuxième point.

Deuxième étape :
L'auteur de la phrase nous donne le terme "gardien" et le terme "nomade" à peine voilé. Ces deux qualificatifs vont comme un gant à cet ancien poste de garde templier, le troisième point, (Cf.  "L'Arc de Roseline") aujourd'hui en ruines mais autrefois très certainement utilisé à la surveillance des lieux.
Notez que les deuxième et troisième points sont situés sur la même latitude exactement à cent trente mètres de distance.

Troisième étape :
L'auteur de la phrase nous donne le quatrième point, la cascade en elle-même puisqu'elle se trouve au croisement à angle droit du prolongement de l'axe "Premier point - deuxième point (Point X - Point Y)" situés sur une même latitude et d'une ligne méridienne repérée par les deux cèdres aux pommes (de cèdres et non de pins) bleus du Cardou. (Les deux lignes se croisent donc perpendiculairement à cet endroit).

(Nous n'évoquerons pas ici la façon dont nous avons découvert l'existence de ces mêmes étapes en nous servant des images du Tarot, car tel n'est pas le sujet ici. Simplement il est bon de rappeler que le Tarot a été dessiné au temps des Templiers pour ce qui concerne les arcanes majeurs, et moins d'un siècle après leur disparition officielle (en 1312) pour ce qui concerne les arcanes mineurs. Il n'était alors pas question de pommes bleues ou des constructions de l'abbé Saunière, bien évidemment).

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Remarque :
L'église de Rennes-le-Château est le point de départ du chemin, tel qu'indiqué dans cette phrase. (En fait, la croix qui se trouve dans le jardin à côté de l'église pour être précis.)
Le 17 janvier est le jour de sainte Roseline. Or nous savons qu'un méridien célèbre se nomme la Rose Ligne en souvenir précisément de la sainte. Donc la date du 17 janvier = un méridien de façon générale !
Et de fait, cette histoire, comme nous l'avons maintes fois démontré, est une affaire de méridiens.

En réalité, quelqu'un a associé ce phénomène de taches bleues lumineuses qui apparaissent à cette période de l'année à des pommes bleues dans l'église de l'abbé Saunière et à la date du 17 janvier.  
Une chose est certaine, tout le monde aujourd'hui fait la relation entre ces "pommes bleues" et la phrase "BERGERE PAS DE TENTATIONS, etc.".

Il me semble maintenant impossible que cette phrase ait été écrite avant la plantation des deux cèdres sur le mont Cardou ! Donc non seulement ce manuscrit que l'abbé Saunière est censé avoir trouvé dans le pilier de son église, dit "Pilier wisigothique" ne date pas de plusieurs siècles mais l'abbé ne l'a sans doute jamais vu.  
Cela ne signifie pas qu'il n'a pas trouvé de manuscrit, mais ce ne peut pas être celui qui porte ce message.



Il convient maintenant de mentionner un certain Pierre Plantard (1920-200). Qui était il ? D'où venait il ? Était il mandaté par quelqu'un ? Nul ne le sait et ce n'est pas notre problème aujourd'hui. 
Le fait est qu'il a influencé Gérard de Sède pour l'écriture de "L'or de Rennes" et qu'il lui a fourni tous les documents ainsi que les idées nécessaires à l'écriture de ce livre. Certes monsieur de Sède, à l'inverse de son inspirateur, était une plume et possédait déjà un nom célèbre dans le milieu éditorial. Voilà sans doute la raison de cette association entre un écrivain renommé et un homme au passé plus obscur.
Rappelons que Pierre Plantard a déposé les statuts de l'association "Prieuré de Sion" en 1956... même s'il a toujours prétendu que cette organisation remontait en réalité au Moyen Age.

La signature SION (écrite à l'envers) sur ce parchemin indique donc une fabrication de Pierre Plantard (ou de son ami Philippe de Cherisey ?) de façon "probable". 
Toujours selon toutes probabilités,  ce même Plantard a pu planter les deux cèdres au mont Cardou au moment où il a conçu ce codage.
 Il a pu vouloir inscrire son nom de façon symbolique dans cette énigme, sur le même méridien, c'est-à-dire dans la ligne -la lignée- de l'héritage de Jésus -Le trésor que nous cherchons-.
Cela signifierait qu'il était bien au courant du codage du Tarot et ce n'est donc certainement pas un hasard, là encore, s'il s'intéressait à ce jeu comme l'a révélé Kris Darquis  à la fin de cette interview.

Au passage notons que si monsieur Plantard a pris la peine, comme j'en suis persuadé, de planter les cèdres sur cette méridienne et de mettre ainsi en scène son identité (Plantard = planter), c'est qu'il pouvait penser que la cachette  (la grotte située en avant de la cascade)  abrite (ou a abrité) "quelque chose" en rapport avec le Christ, étant donné l'obsession dont il a fait preuve à démontrer sa "lignée mérovingienne et donc christique".
Ce qui a pu être considéré comme la comédie d'un mythomane, pouvait peut-être vouloir signifier l'importance de la méridienne (la lignée) sur laquelle il avait planté les deux cèdres, prouvant par là-même toute l'importance de la cachette (le secret du Christ).
Pierre Plantard  a-t-il fait preuve d'esprit d'abnégation en tentant de mettre ainsi son codage en valeur au risque de passer pour un... mythomane farfelu ?

Si tout ce que vous venez de lire sur cette page est vraie (avec un indice de confiance de 99,99 %  en ce qui me concerne) alors nous tenons là la preuve que monsieur Plantard et ses amis du Prieuré de Sion ont été mis dans la confidence du Secret de RLC, tel que décrit dans notre livre L'Arc de Roseline.
Monsieur Plantard a été un proche du pouvoir de Vichy pendant la seconde guerre mondiale. 
Est-ce à ce moment qu'il aurait appris "certaines choses" ?

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Par ailleurs, un forestier pense que ces arbres n'ont pas été plantés par l'être humain et que les graines ont été amenées là par des oiseaux ou d'autres animaux (!) N'oublions pas que Plantard n'était pas un professionnel et qu'il a pu replanter ces arbres (déjà probablement en âge de porter des fruits) de façon "irrationnelle" aux yeux de ce forestier !
En ce moment (fin avril 2017) le débat est vif sur le forum de la Gazette de Rennes-le-Château, au sujet de ces deux cèdres.


Affaire à suivre...

Jacques LEFRANC


P.S. :  Je viens de lire un article paru sur la gazette de Rennes-le-Château en provenance du Prieuré de Sion, dont Pierre Plantard fut le fondateur officiel en 1956.
Il y est écrit que le fils du roi Dagobert II, qui serait venu se réfugier à Rhedae (Rennes-le-Château) a hérité de son oncle du titre de "Comte de Rhedae et Duc de Razès", en l'an 681, soit deux ans après la mort de son père assassiné et sa fuite à Rhedae avec sa mère.. à moins qu'il ait mis tout ce temps pour arriver à Rhedae !
Bien entendu cette information semble totalement invérifiable, mais met en valeur le nombre 681 que nous retrouvons dans la phrase que nous venons d'étudier !

Voilà, c'était juste une petite remarque !


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